Le blog-notes de Fabrice

Un 52 minutes » sur Fabrice Luchini, réalisé par Thierry Demaizière et Alban Teurlai. Un Fabrice Luchini comme on l’a rarement vu parler de lui, de ses parents, de sa maison sur l’île de Ré, de Céline bien sûr, de E = MK2, de James Brown of course, de politique. Un documentaire complet, qui retrace le parcours de ce fantastique acteur, riche en extraits de films. À ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez l’homme et son côté torturé / tellement lucide sur ses limites.

Source : gentlemec

Une sélection de clichés rappelant les différents évènements de 2011. Entre tsunamis, révolutions et l’anniversaire du 11 septembre, les photographies sont parfois dures à regarder mais sonnent plus forts que de simples mots…

Une sélection de clichés rappelant les différents évènements de 2011. Entre tsunamis, révolutions et l’anniversaire du 11 septembre, les photographies sont parfois dures à regarder mais sonnent plus forts que de simples mots…

Voici une série de manipulations photographiques “Scribbled Line People” réalisée par Ayako Ito, en collaboration avec Randy Church. Retravaillant de nombreux détails sur les clichés, le rendu en ligne est impressionnant.

Voici une série de manipulations photographiques “Scribbled Line People” réalisée par Ayako Ito, en collaboration avec Randy Church. Retravaillant de nombreux détails sur les clichés, le rendu en ligne est impressionnant.

Courrier de Magritte à un critique d’art du journal Le Soir (mai 1936) !

Courrier de Magritte à un critique d’art du journal Le Soir (mai 1936) !

A l’heure ou Google Street View alimente la une des journaux en Belgique, voici la preuve, dans un petit film d’une beauté et d’une poésie incroyables que cette bluffante fonctionnalité de Google Maps a une réelle utilité.

« Address is approximative » est un film tourné avec l’inévitable Canon 5D et monté avec des bouts de ficelle sur une musique de Cinematic Orchestra.

modèle de lettre pour décliner une pendaison de crémaillère…

Mon Cher Martin,

J’ai reçu hier un mail très aimable dans lequel tu m’invites avec mon épouse à la pendaison de crémaillère de ta nouvelle maison. Oui ta nouvelle maison que tu construis patiemment depuis deux ans en y mettant tout ton cœur, tout ton argent et tout ton temps.

Cher Martin, j’ai le regret de te dire que nous n’assisterons pas à cette pendaison et je te dois quelques explications. Sache d’abord que malgré notre amitié de 30 ans, je ne t’ai jamais apprécié. Tu as toujours été plus doué à l’école, notamment en travaux pratiques mais également dans toutes les autres matières. En 6e déjà tu étais champion de maquette d’avion, de Lego, de Mécano quand j’étais obligé pour ma part d’acheter des maisons Playmobil en préfabriqué.

Non Martin, je n’irai pas chez toi car depuis le début des travaux, que dis-je depuis que tu as tracé toi-même les plans de ton palais, ta femme et toi vous nous saoulez avec cette nouvelle maison. Dois-je te rappeler que cela fait deux ans que vous nous invitez généreusement à dîner au milieu des gravats et que je n’en finis pas de t’offrir la même bouteille de vin que tu m’offres à chaque fois que j’ai le malheur de te recevoir dans ma pauvre location.

Oui Martin, je vous déteste, elle toi, et vos enfants qui courront gaiement dans vos 200 mètres carré au sol recouvert de parquet vernis mat. Oui je déteste votre bonheur de futurs propriétaires. Vous me faîtes penser à cet imbécile de Charles Ingalls avec ses bretelles de merde, sa famille de tarés et son marteau de Claude François.

Non, Martin, je n’irai pas célébrer ton talent de bâtisseur, tu peux toujours m’attendre. Non tu ne m’imposeras pas la visite de chaque pièce et le supplice ultime de la piscine que tu as cru bon de faire construire dans ton jardin. Non, ma femme ne félicitera pas la tienne pour la beauté des joints de la salle de bain, le design de vos rideaux et le puits de lumière au-dessus des cabinets.

Je t’informe également que nous ne signerons pas non plus la fameuse carte qui accompagnera votre cadeau de crémaillère. Je veux parler de l’écran géant 16/9e que tu as prévu de faire financer par tes amis tout en simulant la surprise quand ils te l’offriront alors que c’est ta femme qui a discrètement lancé la souscription.

Oui Martin, je ne t’ai jamais aimé. Tu es trop doué de tes mains, tu votes comme il faut, ta maison est faite en matières recyclables, tu tries tes ordures, tes enfants débarrassent la table, chaque instant de ta vie parfaite sonne l’échec de la mienne. Une dernière chose, je ne viendrai pas car bien que la maison soit terminée, je sais que ta femme et toi allez partir en quête d’une table basse. Il faut au moins 10 ans à un couple pour trouver une table basse et 10 ans de plus pour en partager la joie avec des amis sincères.

Célébrer une table basse comme on célèbre un Dieu païen est au-dessus de mes possibilités. Plutôt partir en vacances avec benoit XVI que te féliciter pour ta table basse.

Voilà Martin, je te laisse profiter de ta nouvelle maison, j’ai à faire, le 13 novembre c’est la journée de la gentillesse ; il me reste une semaine pour m’y préparer.

Source : David Abiker, Europe 1

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